Mon amour pour les fleurs sauvages

fleurs sauvages tanaisie

Dans mes bouquets, vous pouvez retrouver trois catégories de fleurs : les fleurs cultivées par moi, les fleurs provenant d’autres fermes florales canadiennes et les fleurs sauvages.

Dans cet article, j’ai voulu m’attarder sur les fleurs sauvages. Depuis le début de la saison, c’est un sujet sur lequel je voulais revenir plus longuement. Souvent, on pense que je mets uniquement des fleurs sauvages dans mes bouquets et ça m’attriste un peu, car je passe quand même plus de 8 mois à prendre soin de fleurs annuelles que je cultive dans mon jardin à partir de semences, année après année!

Il arrive que les gens pensent que fleur locale, c’est synonyme de fleur sauvage. Peut-être parce que certaines fleurs locales ont parfois l’air plus fragiles que les roses chimiques de la fleuristerie traditionnelle. C’est justement ce qui fait leur magie, car elles n’ont pas besoin de supporter des jours de transports en avion et camion.

Bref, dans mes bouquets, ce sont en majorité des fleurs cultivées. Cependant, j’adore les fleurs sauvages et j’en incorpore très souvent. Chaque saison a sa nouvelle fleur en vedette dans les Cantons-de-l’Est et c’est tellement beau de les voir apparaître au fur et à mesure.

Il y a beaucoup d’a priori sur les fleurs sauvages. En voici quelques-uns avec leur explication.

1. Ça ne devrait pas coûter cher, car ça pousse tout seul.

Lorsque j’incorpore des fleurs sauvages, je les calcule dans le prix du bouquet. Bien sûr, je n’ai pas dépensé de temps ou argent à les faire pousser. Par contre, j’ai passé beaucoup de temps à les récolter. Souvent, les fleurs sauvages sont éparpillées un peu partout dans un champ. Elles ont beaucoup de feuillage qu’il faut enlever pour les embellir et elles sont très fragiles à manipuler. D’ailleurs, beaucoup de fleurs sauvages sont vendues en fleuristerie! En fait, certaines fleurs sont devenues sauvages, car elles se sont échappées des jardins des hommes il y a des dizaines d’années. C’est le cas des lupins par exemple.

2. Ce sont des choses cutes de petites filles.

Les fleurs sauvages ne se résument pas seulement à des petites marguerites! Il y a parfois des fleurs incroyables sauvages. Par exemple, la tanaisie, le cerfeuil, les graminées d’automne ou encore les fleurs de pommier. Certaines fleurs sont tellement belles que les humains en cultivent dans leur jardin : la carotte sauvage, le rudbeckia, les asters… Certaines fleurs très populaires ici sont sauvages dans d’autres pays comme la jonquille ou le muguet en France.

3. Ce sont des mauvaises herbes. 

La notion de mauvaise herbe n’existe pas dans la nature. C’est l’humain qui l’a inventé. Il y a des plantes envahissantes au détriment des bonnes plantes (phragmite exotique, renouée du Japon) et des plantes très toxiques (berce de Caucase, herbe à puce). D’ailleurs, j’en profite pour vous sensibiliser à ce genre de plantes envahissantes. Il faut faire très attention avant d’intégrer une plante exotique dans son jardin, car ça détruit l’écosystème du Québec. Toutes ces plantes toxiques pour la nature ont été introduites par l’humain à la base par souci ornemental!!

Mais bien souvent, ce qu’on appelle mauvaise herbe, c’est juste que ça va l’encontre de l’idée d’un jardin bien ordonné avec une pelouse bien verte. Quand on laisse aller un peu la nature, c’est tellement magnifique. Dans mon jardin, je fais exprès de ne pas enlever toutes les « mauvaises herbes ». Je n’ai pas besoin d’une apparence parfaite. Ce que je laisse finit par me donner des surprises et je peux les intégrer dans mes bouquets. Bon, ça implique de bien connaître les plantes, car je ne laisse pas pousser n’importe quoi non plus! 😊

Et vous, quelle est votre fleur sauvage préférée?

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